22 juin 2009
Couches lavables # 9 : les langes à nouer
Sur les conseils de ma petite soeur qui vit en Allemagne, je me suis équipée en langes à nouer via le site Hans natur (entièrement en allemand, avis aux amateurs).
On dirait un billet sponsorisé et pourtant ce n'en est pas un, juste un partage autour d'un produit qui m'a plu.
Les langes à nouer me semblent cumuler les avantages : douceur incroyable du coton organique tricoté, coût réduit, et surtout adaptation à l'âge et à la morphologie des bébés. J'ai donc acheté ce lot qui comportait vingt langes à nouer, des carrés molletonnés et des langes à plier pour former des inserts, un rouleau de voile de protection et deux culottes de laine douces mais douces... le tout dans un superbe coloris beige naturel.
Mais comment fait-on ? On prend un bébé (sur la photo, un bébé de deux mois mais il peut en avoir trois, dix, vingt...), on retire le pantalon puis la culotte de protection, on arrive au lange sale que l'on retire.



On nettoie le bébé, on prépare le lange propre, on place un insert dessus puis un voile de protection, on replie un peu le haut comme le bébé est petit, on glisse l'ensemble sous le bébé, on tire les bords gauche et droit vers le nombril et on replie le morceau de devant par dessus, on noue le tout en faisant un tour de taille. Il ne reste plus qu'à mettre la culotte de protection, en laine ou pas.



Attention ! les culottes en laine peuvent être lavées en machine (elles doivent elles aussi être lavées plusieurs fois avant la première utilisation) en cycle laine mais avec un essorage restreint (600 tours / minute maxi) : c'est ainsi qu'une des culottes (après essorage à 1000 tours) est aujourd'hui juste à la taille d'un doudou -qui la porte d'ailleurs avec beaucoup de classe. Ces culottes ne sont pas très simples à enfiler et pas complètement imperméables non plus. J'imagine qu'on puisse leur préférer les culottes en matière plastique.

Ces langes sont parfaits pour un nouveau-né, ils ne font pas de gros popotin, et ils peuvent continuer à être utilisés quand le bébé grandit lorsque vous êtes à court de couches classiques. Même lorsque la machine à laver est tombée en panne (une semaine), Bambinot n'a pas manqué de couches !
(sur ce, j'arrête enfin de vous parler de couches !)
21 juin 2009
Qui a dit que la couture n'était pas une activité de plein air ?

(finalement, ça devrait aller cet été, seule avec les quatre... et dire que j'appréhendais !)
19 juin 2009
Couches lavables # 8 : le verdict (bis)
Bilan après presque quatre mois d'utilisation quasi-exclusive :
- En ce qui concerne les patrons, j'ai inventé le mien à partir de plusieurs couches lavables du commerce. Si vous prenez le temps, vous trouverez toutes sortes de patrons gratuits sur internet. Je dirais que la clef du succès, c'est l'élasticité des côtés, il ne faut pas hésiter à plisser énormément. Pour cela, j'ai utilisé du lastin, acheté en même temps que mes tissus chez Couche nature. La responsable du site envoie d'ailleurs des patrons à ceux qui lui en font la demande après avoir passé commande.
- Les matières que je privilégierais sont l'éponge de bambou, très loin devant, puis le chanvre et le teddy microfibre pour la nuit. L'éponge de coton est absorbante mais assez épaisse. Pour les inserts et le noyau des couches, la microfibre très absorbante est indispensable. J'ai bien aimé le principe d'acheter sur Couche nature des coupons permettant de réaliser une seule couche et donc de découvrir toutes sortes de textures. De plus, deux carrés de bourette de soie (à rajouter à l'intérieur) se sont révélés très efficaces contre l'irritation des fesses. A ce propos, M. Tell - qui est pourtant un peu réfractaire aux couches lavables - a fait l'autre jour la remarque que ce bébé était celui qui avait les fesses les moins abîmées des quatre. Un jour en presque quatre mois, qui dit mieux ? et pourtant, une fois le premier pipi dans la couche, le siège reste humide jusqu'au change suivant. Cela étant, à chaque fois que je lui mets une couche jetable, il a de petites irritations. J'imagine que c'est la même chose pour un bébé habitué aux couches jetables.
- Je n'ai pas investi dans une presse (pour les pressions) et je le regrette un peu car je trouve les pressions plus pratiques et moins fragiles que les velcros. Si vous utilisez du velcro, prenez-en du très large et pensez à coudre un petit morceau supplémentaire pour replier le velcro doux sur le dur avant de passer la couche en machine.
- Pour les nouveau-nés, vous avez le choix entre des couches à leur taille comme celle-ci ou des couches taille unique qui se replient pour s'adapter. Je trouve les couches taille unique énormes et décourageantes - le bébé ressemble à un culbuto - et je trouve les couches taille bébé peu rentables car elles ne servent que un ou deux mois. C'est pourquoi j'avais opté pour les langes à nouer les premiers mois et je vous en reparle bientôt. Sinon, les couches jetables restent une option valable puisque, durant les deux premiers mois, le bébé a des selles liquides cinq ou six fois par jour (enfin, pas tous les bébés, je parle du mien) et je trouve que c'est un peu difficile à nettoyer, le bébé s'en met partout, on doit changer ses vêtements... et c'est décourageant pour qui s'essaie aux couches lavables. En plus, on est fatigué et il serait dommage de perdre sa motivation à cause d'un début un peu rébarbatif.
- A l'intérieur de la couche, je place si nécessaire un insert puis, par dessus, un voile de protection. Il en existe de deux types : pour bébés allaités (en rouleau) et classiques (en boîte). Le voile est réutilisable, il se lave trois fois en machine et, s'il est souillé, peut être jeté dans les toilettes ou mis au bac à compost.
- Sur la couche, il faut placer une culotte de protection, à pressions, à scratchs ou en laine. Je réserve celles en laine pour les langes à nouer. Je ne jure que par les culottes à goussets qui évitent les fuites. J'ai même rajouté des goussets à des culottes qui n'en avaient pas. Ayez au moins quatre culottes de protection pour éviter de vous trouver à court.
- Une fois le bébé changé, je dépose la couche sale dans une poubelle à couches en plastique, elle-même garnie d'un filet qui permet de récupérer les couches (sans plonger les mains dans l'eau) et de les égoutter avant de les placer (avec le filet) en machine. J'ai acheté un filet et en ai cousu deux autres avec des restes de vieux rideaux. Je remplis cette poubelle à couches avec l'eau du bain (sur deux jours) et j'y ajoute une cuillère à soupe de bicarbonate de soude (détachant) et cinq gouttes d'huile essentielle de tea-tree aux vertus désinfectantes et surtout à la bonne odeur. Comme l'huile essentielle ne se dissout que dans l'eau savonneuse, c'est parfait. Je peux vous assurer qu'on ne se doute pas quand on est dans la pièce qu'il y a là des couches sales. Tous les deux jours, je sors le filet, le pose dans une bassine et place le tout dans la machine, avec le reste du linge. Les couches se lavent à 30° ou 40° mais il est conseillé de les laver une fois par mois à 60°. Je n'utilise pas d'adoucissant ni de lessive à base de savon de Marseille (les deux sont déconseillés). Avant d'utiliser vos couches, il faut les laver plusieurs fois sinon elles n'absorbent pas bien.
En prenant tout en compte, j'estime à dix minutes par jour le temps consacré à l'entretien des couches. Mais quel plaisir de voir son bébé au contact de matières douces et de savoir que ce que l'on fait est bon pour lui, pour le budget et pour l'écologie globale.
PS : J'ai ajouté un énervédit au billet sur les lingettes lavables.
Sans excuse # 4

Hérissonne, j'ai compris pourquoi tu n'arrivais pas à enfiler le tien au tien, c'était un six mois qui taillait particulièrement petit... zut de zut
Réaction de sa grande soeur "Oh, on dirait mes chaussons !"
16 juin 2009
Sans excuse # 3

On se rend quand même mieux compte de tes talents quand la chemise est portée, merci Stéphanie !
12 juin 2009
Couches lavables # 7 : le verdict
Comme vous êtes nombreuses à me le demander - cent quarante-six demandes au dernier relevé (enfin, presque...) voici en quelques billets mon bilan sur les couches lavables ainsi que des idées pour vous lancer.
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Les lingettes lavables
Si c'est l'aspect écologique qui l'emporte pour vous, sachez que j'utilise des lingettes lavables depuis le troisième bébé. Le coton me sert uniquement pour les soins du visage.
Ces lingettes sont en polaire d'un côté (pour la douceur) et en coton de l'autre. Il suffit de coudre les deux morceaux (de la taille d'une lingette jetable) endroit contre endroit, tout le tour en laissant simplement une petite ouverture pour retourner l'ensemble, puis de coudre à la main l'espace restant. J'en ai ainsi une cinquantaine (de taille normale et de moitié) que je mets aussitôt utilisées à tremper dans le même seau que les couches lavables. Elles servent aussi aux plus grands qui en ont tous une petite réserve à côté de leur lavabo.

J'utilise une petite thermos (0,33 cl) d'eau chaude que je change tous les jours et place sur la table à langer, ce qui évite de gaspiller de l'eau à chaque fois en attendant que l'eau chaude arrive. En cas de selles, j'ajoute une goutte de savon liquide sans paraben directement sur la lingette et je rince après.

(à gauche, les bacs avec les couches lavables et des boîtes à lingettes avec les lingettes, à droite la thermos et les produits de soin)
...
énervédit du surlendemain : sur la table dans la salle d'attente de la sage-femme libérale, je trouve un dépliant édité par P*mpers sur le thème "est-il bien écologique d'utiliser des lingettes à chaque change ?" Devinez la réponse ?
extraits :
"Les lingettes n'ont pas vocation à se retrouver dans la nature, mais doivent être jetées dans les poubelles. Les lingettes sont alors traitées comme tous les déchets ménagers. Elles peuvent être valorisées par l'incinération, par exemple sous forme d'énergie utilisée pour le chauffage des maisons" (ben voyons, à quand le remplacement du chauffage au bois par le chauffage aux lingettes ?)
"Les lingettes pour le change des bébés sont utilisées depuis près de 20 ans ; elles ne sont pas à l'origine de nouveaux déchets" (logique, ce n'est pas un nouveau déchet mais un vieux alors c'est permis)
"Les lingettes ne représentent que 0,073 % de la masse totale des ordures ménagères. Il est à noter que les lingettes ne sont qu'une alternative au coton imbibé de lait de toilette, de lotion ou d'eau." (et les lavables ?)
"Certes, l'utilisation d'eau et d'un gant de toilette n'engendre pas de déchets ménagers mais l'utilisation d'une quantité importante d'eau. En outre l'énergie électrique dépensée pour le lavage en machine n'est pas anodine [...]" (je vous mets au défi de remplir une machine à laver avec seulement des lingettes lavables ou des gants...)
"L'eau devient de nos jours un bien très précieux à ne pas gaspiller. L'emploi d'eau et d'un gant à chaque change nécessite une quantité très importante d'eau : d'abord pour humecter le gant, puis le rincer plusieurs fois et enfin pour le lavage en machine. A l'inverse, une lingette Pampers ne contient que 7g d'eau." (les lingettes souillées, je les mets juste à tremper avec les couches alors... euh, 33 cl d'eau par jour, c'est une quantité importante ?)
03 juin 2009
Un saroual et ça roule
C'est bien joli de coudre un saroual à fleurs pour un garçon et un à carreaux pour un autre petit garçon, le problème, c'est de les leur faire porter. Et le marron, quand on est un enfant, comment dire, c'est déjà presque un gros mot.
Mais j'ai trouvé la parade, oui oui oui. Il suffit d'appeler Bambinot à la rescousse.

Saroual des Intemporels pour bébé - raccourci en bloomer - tissu Myrtille.

Ben alors, bébé, pas content d'être assorti à ton grand frère ?
un grops grops grops plus tard :

ah, quand même, voilà qui est mieux !
Saroual des Intemporels pour bébé, avec petits volants-qui-ne-font-pas-du-tout-fille à la taille et aux chevilles, tissu Toto au poids
02 juin 2009
C'est la fête !

mais pourquoi donc ?
Réfléchissons ensemble... et surtout concentrons-nous !

On dit une année de blog, deux années de blog
Mais comment dit-on ? un saroual, deux ... sarouaux ?
alors, allons-y pour deux sarouaux Intemporels pour enfants, tissus Myrtille et Toto au poids
Alors, vous avez deviné pourquoi c'est la fête ???

(pour les lecteurs de l'autre blog... vous avez vu le bracelet ?)
Bravo !


